Énergie réactive

Énergie réactive

 L’énergie électrique se compose d’énergie active et d’énergie réactive. Seule l’énergie active est utile pour la transformation en lumière, en énergie mécanique, en énergie thermique, etc. Cet aspect est pertinent pour les clients moyenne et haute tension dans la mesure où si la consommation d’énergie réactive excède la norme autorisée, le gestionnaire de réseau leur impute une amende.

Consommation maximale autorisée d’énergie réactive

- prélèvement sur tension ≥30 kV : 32,9 % de la consommation totale
- prélèvement par le biais d’un poste de transformation pour haute tension : 32,9 % de la consommation totale
- dans tous les autres cas : 48,4 % de la consommation totale

Explication

L’énergie réactive (exprimée en kVArh, kilovolt ampère réactif heure) est nécessaire pour magnétiser les machines et ne contribue en rien à la puissance ou chaleur utile. La consommation réactive peut consister en une consommation inductive ou capacitive.  Les appareils électriques équipés d’une bobine (starters d’anciens éclairages TL, moteurs, transformateurs, …) engendrent une consommation inductive. Une divergence se crée alors entre la tension et le courant : l’angle phi, dont est dérivé le cosinus phi ou facteur de puissance, le critère pour l’énergie réactive. Plus ce cosinus phi est bas, plus la consommation réactive est importante et moins l’utilisation de l’énergie fournie est efficace.

Il en va de même de la consommation capacitive (piles, batteries, électronique de puissance), mais dans ce cas, ce sont des condensateurs qui provoquent la divergence entre la tension et le courant. L’angle phi est alors opposé à l’angle de la consommation inductive, de sorte qu’ils s’annulent mutuellement.

Amende

Les gestionnaires de réseau infligent une amende lorsque la valeur du cosinus phi est trop basse et que l’installation est donc inefficace. Idéalement, le cosinus phi est égal à 1, lorsque la puissance active de l’installation est égale à la puissance apparente (puissance active + réactive).

Solution

Les stabilisateurs de courant améliorent le cosinus phi et réduisent donc la consommation réactive. Une batterie de condensateur, par exemple, génère de la consommation capacitive et annule donc la consommation inductive (compensation du cosinus phi). De plus, elle prolonge la durée de vie de l’installation. Des calculs permettent de déterminer s’il vaut la peine d’investir dans un tel système.

Contrôlez votre cosinus phi sur votre facture et n’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions.